Marsilea L.

Bouchart-Dufay, Isabelle, Jouy, Alain & Rakotondrainibe, France, 2019, Révision du genre Marsilea L. (Marsileaceae) à Madagascar, Adansonia (3) 41 (1), pp. 1-16: 3-4

publication ID

http://doi.org/ 10.5252/adansonia2019v41a1

persistent identifier

http://treatment.plazi.org/id/A33687A4-8962-FF9C-DC32-A6A44271FAC3

treatment provided by

Carolina

scientific name

Marsilea L.
status

 

Genre Marsilea L.  

In Species plantarum 2: 1099 (1753). — Type: Marsilea quadrifolia   L   .

Lemma Adans., Famille   des plantes 2: 21 (1763). Non Jussieu 1759.

Zaluzianskia   Neck., Historia et Commentationes Academiae Electoralis

Scientiarum et Elegantorum Litterarum Theodoro-Palatinae 3: 303

(1775). Non F.W. Schmidt 1793.

Spheroidia Dulac, Flore   du département des Hautes-Pyrénées, Savy,

Paris   : 39 (1867), nom. superfl.

DESCRIPTION

Fougères hétérosporées, herbacées, vivaces, de petite taille (1,5- 30 cm), vivant en eau peu profonde (rizières, étangs) ou dans des mares périodiquement asséchées.

Rhizome

Fixé, grêle, rampant, ramifié, portant des poils caducs ne persistant souvent qu’à l’aisselle des pétioles.

Frondes

Émergées ou en partie immergées à limbe flottant, de morphologie variable selon la profondeur de l’eau.

Limbe

Formé de quatre folioles groupées à l’extrémité du pétiole et étalées en croix; folioles obtriangulaires à obovées, à marge externe entière, sinueuse, crénée, ou lobée; nervures ramifiées dichotomiquement et anastomosées, avec, souvent chez les plantes immergées, des bandes brunes de tissu subérifié ou des bandes plus ou moins translucides de sclérenchyme visibles entre les nervures, sur la face inférieure du limbe (voir Remarque).

Sores

Enfermés dans un sporocarpe pédicellé, à paroi coriace, fixé le plus souvent à la base du pétiole, solitaires ou par groupes de 2 à 4(5); une à deux dents plus ou moins proéminentes généralement présentes sur le sporocarpe, l’une, dite dent inférieure, à l’extrémité du raphé (partie distale du pétiole soudée sur toute sa longueur – ou partiellement – au sporocarpe), l’autre, dite supérieure, sur le sommet du sporocarpe; mégasporanges contenant une seule mégaspore et microsporanges contenant de nombreuses microspores présents dans le même sporocarpe.

REMARQUE

Les bandes de suber ou de sclérenchyme sont constituées de cellules épidermiques de plus petite taille que les cellules épidermiques normales. Ces cellules accumulent des pigments rouges ou brun foncé, plus ou moins concentrés. Sur les plantes séchées, les bandes de suber apparaissent de couleur brun foncé, longues et fines tandis que les bandes de sclérenchyme ont un aspect translucide et sont courtes et épaisses. Elles auraient la fonction d’absorber les sels présents dans le milieu ( Johnson 1986). La présence et la densité de ces bandes de tissu particulier varient en fonction des conditions environnementales. Cette caractéristique est prise en compte dans la description de certaines espèces.

L

Nationaal Herbarium Nederland, Leiden University branch