Palaeoesox cf. weileri ( Martini, 1965 )

Gaudant, Jean, 2016, Francolebias arvernensis n. sp., une nouvelle espèce de poissons cyprinodontiformes oligocènes de Chadrat (Saint- Saturnin, Puy-de-Dôme, France), avec une brève notice sur un Umbridae fossile du même gisement, Geodiversitas 38 (3), pp. 435-449 : 444-447

publication ID

https://doi.org/ 10.5252/g2016n3a4

publication LSID

urn:lsid:zoobank.org:pub:79306470-A198-4043-8AAF-D3DE16E09427

persistent identifier

https://treatment.plazi.org/id/743AA911-FFF1-9977-FF25-FA8FFA31FFFB

treatment provided by

Felipe

scientific name

Palaeoesox cf. weileri ( Martini, 1965 )
status

 

Palaeoesox cf. weileri ( Martini, 1965)

( Fig. 19 View FIG )

DESCRIPTION ANATOMIQUE

Un unique spécimen très médiocrement fossilisé (MNHN.F.CHD62) a été découvert dans les calcaires finement laminés grisâtres superposés au sapropel fossilifère. C’est un individu au corps allongé dont la longueur standard mesure 43 mm et dont la hauteur maximale du corps est comprise environ quatre fois dans cette dimension.

Tête

Relativement pointue, elle constitue un peu moins du tiers de la longueur du corps. On y observe l’orbite dont le diamètre horizontal est un peu inférieur au tiers de la longueur de la tête . La bouche est relativement grande, la longueur de la mandibule égalant un peu moins de la moitié de la longueur de la tête , son articulation avec le crâne prenant place approximativement sous le milieu de l’orbite. L’opercule est grand: sa largeur égale approximativement un tiers de la longueur de la tête .

Deux rayons branchiostèges acinaciformes.

Colonne vertébrale

Elle comportait 30 ou 31 centra préuraux (16? + 15) vertèbres préurales, dont les deux ou trois centra antérieurs sont masqués par l’opercule. On dénombre 15 centra postabdominaux préuraux auxquels font suite deux centra uraux. Les centra préuraux présentent une constriction dans leur région antérieure.

Nageoire caudate

De la nageoire caudale subsistent seulement les bases des rayons dont il est impossible de déterminer le nombre. Elle est soutenue par un endosquelette dont l’état de conservation est très dégradé.

Nageoire dorsale

Elle est insérée dans la partie postérieure du corps: la distance antédorsale égale 70 % de la longueur standard. Elle comportait au moins huit rayons. Son endosquelette semble avoir comporté neuf ptérygiophores.

Nageoire anale

La nageoire anale débute un peu en arrière de la verticale passant par l’origine de la dorsale. La distance antéanale égale 75 % de la longueur standard. Elle semble avoir comporté neuf ou dix rayons que soutenaient huit ou neuf ptérygiophores.

a.n.PU2p

Nageoires pectorales

Elles sont détruites.

Nageoires pelviennes

Les nageoires pelviennes, dont on observe les restes de l’os pelvien et quelques débris de rayons, sont insérées approximativement au milieu de l’espace qui devait séparer la base des pectorales de l’origine de l’anale.

Corps

Le corps était couvert d’écailles qui sont impossibles à décrire en raison de leur mauvais état de conservation.

AFFINITÉS

En dépit de son état de conservation médiocre, il est possible de rapporter le spécimen de Chadrat à la famille des Umbridae et plus particulièrement au genre Palaeoesox , principalement en raison de la forme générale de son corps, de la position relative des nageoires, de la largeur significative de la région operculaire et de la morphologie des centra vertébraux qui montrent une constriction dans leur partie antérieure. En se référant à notre récente étude des Umbridae fossiles européens connus à ce jour ( Gaudant 2012), il apparaît qu’il diffère de l’espèce type du genre Palaeoesox , P. fritzschei Voigt, 1934 , de l’Éocène moyen de Geiseltal (Saxe-Anhalt, Allemagne), par son nombre plus faible de vertèbres et par sa nageoire dorsale plus petite, qui comporte deux ou trois ptérygiophores de moins.

Il présente en revanche des affinités étroites avec l’espèce oligocène Palaeoesox weileri, de l’Oligocène inférieur de Sieblos (Hesse, Allemagne), comme le montrent à la fois la composition de sa colonne vertébrale et celle de l’endosquelette de ses nageoires dorsale et anale, ainsi que la forme de son corps. Il diffère en revanche de l’espèce P. perpusillus (Agassiz, 1839) , du Miocène moyen d’Öhningen (Pays de Bade, Allemagne), qui possède un corps sensiblement plus élancé. C’est pourquoi nous proposons de désigner l’Umbridae fossile de Chadrat comme Palaeoesox cf. weileri .

Une nouveau poisson cyprinodontiforme oligocène de Chadrat (Saint-Saturnin, Puy-de-Dôme, France)

Kingdom

Animalia

Phylum

Chordata

Genus

Palaeoesox

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