Camponotus caesar, Forel, A., 1886

Forel, A., 1886, Études myrmécologiques en 1886., Annales de la Societe Entomologique de Belgique 30, pp. 131-215: 32-33

publication ID

3923

publication LSID

lsid:zoobank.org:pub:33E1E81D-6489-4D52-828D-DCA172BC7D97

persistent identifier

http://treatment.plazi.org/id/6F747746-6EDD-F1E7-45D8-3C1EEB536FBD

treatment provided by

Christiana

scientific name

Camponotus caesar
status

n. sp.

Sp. C. CESAR  HNS  n. sp.

[[ worker ]] minor. Long. 13 a 14,5 mill. Longueur d'une antenne plus de 13 mill., d'un tibia posterieur 6,9 mill., d'une cuisse posterieure 6,7 mill. Longueur de la tete au milieu (sans les mandibules) 3,5 mill. Largeur de la tete devant 2,6 mill, a son bord articulaire 0, y mill. La tete se retrecit deja sensiblement, de la bouche aux yeux. Derriere les yeux, le retrecissement devient tres rapide et tres considerable. Vue de profil, la tete est fortement convexe en dessus ou les aretes frontales protuberent considerablement. Elle est aussi convexe en dessous, mais moins. Les palpes maxillaires (surtout leurs trois derniers articles) sont tres longs; ils depassent le trou occipital. La tete ne forme pas de cou retreci en avant de son bord articulaire. La moitie interne des mandibules est cachee sous l'epistome et je ne puis compter les dents. ' Leur bord externe est long, droit ou meme un peu concave jusque pres de la base de la dent terminale ou il devient assez brusquement mediocrement convexe. La dent terminale est tres longue, presque trois fois longue comme la precedente. Les mandibules sont tres finement reticulees et peu luisantes; la ponctuation superposee eparse est tres effacee et oblique. Epistome sans carene, muni d'un lobe anterieur tres court, entierement arrondi; sans trace d'angles lateraux (comme chez l'espece precedente). Aire frontale petite, n'occupant pas la moitie du bord posterieur de l'epistome. Aretes frontales elevees et rapprochees. Sillon frontal remplace dans sa portion anterieure par une faible carene. Thorax etroit, allonge, faiblement et egalement voute d'un bout a l'autre; c'est a peine si le passage de la face basale a la face declive du metanotum est un peu plus voute. L'ecaille, vue de cote, forme un triangle equilateral ou peu s'en faut. Elle est etroite et faiblement acuminee ou arrondie en haut. Abdomen ovale, assez gros, large de 3,2 a 3,8 mill. Les pattes sont longues. Les tibias sont a peine elargis, mais aplatis, prismatiques, et fortement canneles sur trois de leurs faces (celle qui s'adapte a la rainure des cuisses n'est pas cannelee). Tous les eperons distinctement pectines.

Tout, le corps est luisant et faiblement, mais distinctement ride en travers. Sur une partie du devant de la tete (tout autour du front); sur les scapes et sur les pattes, cette sculpture passe a une sculpture plus ou moins reticulee. La ponctuation superposee piligere est tres eparse, tres petite, en partie un peu relevee, en partie nulle.

Une pilosite dressee, jaunatre, de longueur mediocre, est assez abondamment repandue partout, surtout sur la tete et sur les hanches. Les scapes et les palpes ont une pilosite abondante, de deux categories: des poils courts et obliques, et des poils longs et herisses, ces derniers moins abondants. Sur les palpes la pilosite n'occupe que la face inferieure. Les tibias n'ont qu'une pilosite courte et oblique, moins abondante que sur les scapes. Ils ont en outre a leur bord interne une rangee de forts piquants qui se continuent sur toute la longueur des tarses. La pubescence couchee est tres eparse partout, tres courte et extremement eparse sur l'abdomen.

D'un jaune testace, avec le dessus de la tete (surtout le vertex), les tarses et les dents des mandibules plus au. moins brunatres. Les antennes sont aussi un peu plus foncees que le corps et que les pattes.

Angola, recolte par le Dr Max Buechner (Musee de Berlin).

Cette espece, voisine du groupe rubripes  HNS  , doit etre representee par une [[ worker ]] major et une [[ queen ]] de taille tres considerable, a en juger par les dimensions de la [[ worker ]] minor qui depassent celles de tous les Camponotus  HNS  a moi connus, sauf celles du C. gigas  HNS  , surtout si l'on tient compte de sa stature relativement robuste.