Selaginella guianensis Spring,

Cremers, Georges, Flament, Grégoire & Boudrie, Michel, 2016, Lectotypification de dix taxons de ptéridophytes d’Amérique tropicale, essentiellement pour l’herbier de Paris (P), Adansonia 38 (1), pp. 9-14: 12

publication ID

http://doi.org/ 10.5252/a2016n1a1

persistent identifier

http://treatment.plazi.org/id/665D87AE-7C09-6343-BB6A-9991794DFACB

treatment provided by

Carolina

scientific name

Selaginella guianensis Spring
status

 

8. Selaginella guianensis Spring 

Bulletin de l’Académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles 10: 143 (1843).

PROTOLOGUE. — «Habit in Guyana Gallica, Leprieur ».

Selon le code de nomenclature ( McNeill et al. 2012), le spécimen Leprieur s.n. (P), désigné comme type par Alston et al. (1981), doit être considéré comme un lectotype, ces derniers auteurs excluant les spécimens Leprieur 161 (BM, P), 162 (BM, P) et 180 (K, P).

Dans l’herbier de Paris (P), nous avons retrouvé plusieurs spécimens de Leprieur, seuls deux étant antérieurs à 1843:

– « terra repente in sylvis aeternis umbrosis ad ripas amnis Nisiri, Oyapock superius, décembre 1830 » [P01286308!]; Alston et al. (1981) mentionnent ce spécimen comme étant S. falcata (Beauv.) Spring  ;

– « terra repente in sylvis aeternis umbrosis ad ripas amnis Nisiri, Oyapock superius, décembre 1830 » [P01286307!]; ce spécimen appartenait à l’ex-herbier d’Eugène Fournier, et a été déterminé par Valdespino (1995) comme S. falcata  . Les nouvelles dispositions du code de nomenclature permettent de définir le type comme suit:

LECTOTYPE. — Guyane française, « terra repente in sylvis aeternis umbrosis ad ripas amnis Nisiri , Oyapock superius, décembre 1830 », Leprieur s.n. (lecto-, P[P01286308!]; isolecto-, P[P01286307!]).  Sur les 2 spécimens, le n°161 est indiqué. Par contre, sur l’étiquette du premier [P01286308], on remarque les annotations «(1834.15) » et « (1839.5) ». Cette numérotation a été indiquée a posteriori, de même que les annotations qui, elles, semblent être de la main de Leprieur.

Concernant nos demandes de scans de spécimens d’autres herbiers que P, les résultats se sont avérés négatifs à BR et à LG. Il en a été de même lors de la consultation des bases de données de B, BM, K et NY. Toutefois, la numérisation en cours des spécimens pourra conduire ultérieurement à la mise en évidence de nouvelles informations. Par contre, des herbiers G et US, nous avons pu consulter les scans suivants:

De Genève (G), nous avons reçu deux scans: – « terra, repente in sylvis primaris ad ripas amnis Oyapok superius, Xbre 1830 [décembre 1830]» [G00348200!], ceci inscrit sur une étiquette de Leprieur n°15, de 1833; le nom de Selaginella guianensis Spring  est noté de la main de Spring, cette écriture étant conforme à celle présentée par Badré (1983); Valdespino (1995) signale que ce spécimen est «probably type of S. guianensis Spring  », mais ne mentionne aucune détermination actuelle; ce spécimen, annoté par Spring (apparemment le seul de la collection), correspond plus au spécimen que nous aurions désigné comme lectotype;

– Leprieur n°15 de 1834 [G00348201!], spécimen de l’herbier De Candolle, donné à Delessert, donc dans l’herbier général; Valdespino ne donne pas de dénomination nouvelle.

Dans l’herbier de Washington ( US), il existe un spécimen de Selaginella guianensis de Leprieur  , indiqué comme «prob. isotype, selon Spring, Monogr. 8: 134, 1848 »:

– Guyane française: «ad ripas amnis La Comté parte superiore Guianae», 1884, Leprieur 180 [ US 00135726!]); ce spécimen, n’étant pas du même lieu de récolte, ni de 1830, et l’étiquette portant un autre numéro, ne peut être considéré comme un possible isotype.

Le nom actuel retenu est Selaginella falcata (P. Beauv.) Spring  , suivi par Reed (1965 -1966), Alston et al. (1981), Cremers & Hoff (1990) et Cremers & Boudrie (2007).

AIRE DE RÉPARTITION. — Dans l’état actuel des connaissances, ce taxon est considéré comme endémique de Guyane.