taxonID	type	description	language	source
8F4587B79950DA1CFF7FFF2B8272FA1F.taxon	description	vérif. A. Hänggi, coll. NMB.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B79950DA1CFF7FFF2B8272FA1F.taxon	description	La biologie d’ Araniella proxima est encore peu connue (Nentwig et al. 2023), les circonstances de sa collecte dans la présente étude méritent donc d’être détail- lÉes. La station se situe au bord du Halsesee dans une lande au sol acide, sur une pente exposée nord, à proximité d’une aulnaie verte (Alnus viridis), d’une parvoca- riçaie acidophile et d’un pierrier (Fig. 1 d). En comparant cette observation avec les précédentes, il semblerait qu’en Europe, cette espèce se trouve dans des milieux ouverts où poussent des ligneux à proximité de zones humides. Il est possible qu’elle apprécie un sol acidophile et épais. Appréciant a priori les milieux frais, elle se trouve en altitude dès l’Étage montagnard, mais Également dans la moitiÉ nord de l’Amérique du Nord, de l’Asie et de l’Europe. Cette espèce semble peu abondante et sa prÉsence limitÉe à des habitats particuliers. En Suisse, elle pourrait se trouver uniquement en montagne, zone plus difficile à prospecter, ce qui expliquerait sa découverte tardive. Afin de préciser sa répartition en Suisse, il pourrait être intéressant d’effectuer des prospections ciblées telles que du battage de ligneux dans des habitats similaires en montagne et en plaine. L’habitus (Fig. 1 a) et les genitalia sont très proches de ceux d’ Araniella cucubitina (Clerck, 1757) et Araniella opisthographa (Kulczyński, 1905) (Vidal 2014), espèces très communes en Suisse, seuls quelques détails sur le bulbe du mâle (Fig. 1 b – c) permettent une identification certaine. Il est possible qu’en raison de leur ressemblance morphologique, ces espèces aient été confondues dans les collections muséales.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B79950DA1BFF7FFA198251FBA5.taxon	description	• 2 ♂ adultes, 486187 / 111151, Chancy (GE), 336 m, 28.4.2022, collecte à la main, au bord d’une gouille, leg. & det. P. Loria, verif. A. Hänggi, coll. P. Loria & NMB, NMB-ARAN- 29600. • 1 immature, Aire-la-Ville (GE), 379 m, 14.10.2022, à vue, sur une vitre, obs. B. Guibert, det. P. Loria (https: // www. faunegeneve. ch / index. php? m _ id = 54 & id = 911814). Cette espèce est connue du Portugal, d’Espagne, d’Italie, de Hongrie, de quelques pays des Balkans et de Turquie (Nentwig & al. 2023). Elle est aussi mentionnée en France où elle remonte jusqu’en Île-de-France et dans le Grand-Est. La limite septentrionale de répartition se trouve actuellement au Luxembourg (Gerend 2020) et en Allemagne où elle dépasse la moitié sud du pays (Arachnologische Gesellschaft 2023). Les circonstances de la capture du 28 avril 2022 correspondent à la description de son écologie faite dans la littérature (Bellmann 2010) qui indique que Ballus rufipes vit au sol et dans la végétation basse des habitats thermophiles, tels que les pelouses sèches. Deux individus ont été trouvés dans une zone caillouteuse avec de la végétation pionnière Éparse en compagnie d’autres espèces thermophiles comme Thanatus formicinus (Clerck, 1757) (Philodromidae) et Attulus penicilliatus (Simon, 1875) (Salticidae). La station se situe au bord d’une gouille (Fig. 3 d) creusée récemment pour favoriser l’Alyte accoucheur (Alytes obstetricans obstetricans). Au vu de la rÉpartition de Ballus rufipes en Europe, il n’est pas surprenant de la retrouver également en Suisse. Bien que la mention très récente de l’espèce au Luxembourg pourrait laisser penser que cette espèce étende sa répartition vers le nord, elle a, bien avant, été observée en Allemagne. D’abord par Bertkau au 19 ème siècle, puis redÉcouverte par Bauchhenss & Stumpf (1992). Cependant, toutes les mentions allemandes se situent dans des zones thermophiles et basses en altitude dans la vallée du Rhin (Gerend 2020). En Suisse, cette Salticidae n’avait été trouvée ni dans des prairies et pâturages secs sur le Plateau Suisse occidental (Pozzi et al. 1998) ni sur des toits verts à Bâle (Brenneisen & Hänggi 2006, Hänggi et al. 2022), des milieux favorables à l’espèce dans lesquels des Barber ont été posés. Avec le réchauffement climatique, il est plausible que cette espèce ait atteint la Suisse rÉcemment après avoir Élargi sa rÉpartition depuis les pays limitrophes. Mais il est aussi possible qu’elle soit passée inaperçue jusqu’à maintenant, les Salticidae ne tombant pas fréquemment dans les pièges au sol. Il serait intéressant d’effectuer des prospections ciblées en chasse active dans des zones similaires à celle de Chancy (Fig. 2 d), comme dans des anciennes gravières ou sur des toits végétalisés afin de prÉciser la rÉpartition et l’Écologie de cette espèce en Suisse.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B79957DA19FF78FBDE8202FC61.taxon	description	• 1 immature, 496948 / 112957, Arare, Plan-les-Ouates (GE), 434 m, à vue, dans un jardin, 9.3.2020, obs. & det. P. Loria. • 1 ♂ adulte, 501322 / 117160, Parc Malagnou, Genève (GE), 405 m, 13.4. – 19.4.2021, piège Barber, leg. J. Manzinalli, det. P. Loria, vérif. S. Indzhov, coll. MHNG, MHNG-ARTO 0029775. • 6 immatures, Saconnex-d’Arve-Dessous, Plan-les-Ouates, (GE), 404 m, 11.11.2022, collecte à la main, dans des contenus de nichoirs à mésanges, leg. & det. P. Loria, coll. MCSN. Mentionnée dans tous les pays qui entourent la Suisse, du Portugal à la Hongrie, cette espèce de Clubionidae se trouve jusqu’en Allemagne, au Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Au sud, elle atteint la Grèce (Lecygne 2013) et le Maghreb (Nentwig et al. 2023). En France, elle a essentiellement été trouvée dans le sud et sporadiquement dans le nord. En Allemagne, la première mention remonte à 1994. Les observations Étaient limitÉes aux zones thermophiles du pays (vallée du Rhin) jusqu’en 2006 lorsqu’elle a été observée dans le nord du pays (Lemke 2018). L’espèce est corticole et évolue sur les troncs, sous les écorces, sur les branches surtout de conifères ou de chênes (Horváth & Szinetár 1998, 2002), mais a également été trouvée au sol (Lecigne 2013). A Genève, elle a été capturée à deux reprises dans le parc Malagnou où sont plantés différents arbres d’ornements, dont des conifères, puis à Plan-les-Ouates dans un jardin et dans des nichoirs placés en zone urbaine. Elle semble donc apprécier les zones urbanisées arborées. Cela corrobore les résultats de Denton (2016) qui a trouvé P. leucaspis dans un parc avec des pins et des arbustes exotiques, ceux de Lecigne (2013) qui l’a collectée dans un parc ainsi que les observations de Horváth & Szinetár (1998, 2002) qui l’ont collectée sur des pins noirs (Pinus nigra) en habitat urbain. Ces observations suggèrent que cette espèce pourrait être introduite dans ses localités lors de la plantation d’arbres, d’arbustes ou de plantes d’ornements (notamment de conifères). Cependant, en France et en Allemagne elle peut également se retrouver dans des milieux entièrement naturels comme des forêts de pins ou de chênes (Le Peru, 2007). Elle semble profiter du réchauffement climatique pour étendre son aire de répartition vers le nord. En Suisse, son indigénat n’est pas certain: il est possible qu’elle ait ÉtÉ introduite avec la plantation d’arbres comme c’est le cas pour la cigale grise (Cicada orni Linnaeus, 1758) (Gurcel & Hertach, 2017) ou Luciola lusitanica Charpentier, 1825 (Gurcel et al. 2020), mais il est aussi possible que l’espèce soit naturellement présente en Suisse et ait été confondue avec Porrhoclubiona genevensis (L. Koch, 1866). Pour préciser sa répartition, il serait pertinent de faire du battage et d’inspecter l’écorce des arbres dans différents parcs urbains avec des conifères, de visiter les anciennes plantations de pins du canton de Genève ainsi que d’échantillonner le contenu d’autres nichoirs en hiver. Ce dernier micro-habitat pourrait être un milieu de substi- tution adéquat pour hiverner. Il serait également intéressant de réexaminer les spécimens de P. genevensis des collections muséales afin de déterminer si l’espèce était déjà naturellement présente dans le pays. Par le passé, P. leucaspis a été parfois confondue avec P. genevensis, les deux espèces ayant des genitalia morphologiquement (Fig. 3 b – c, 4 a) très semblables. Cependant, elles ont des habitus et des habitats différents: P. leucaspis porte une tache ovale dépourvue de pigments à l’arrière de l’abdomen (Fig. 3 c, 4 b) qui lui permet d’être distinguée (Lemke 2018), même à des stades de développement très précoces. De plus, elle est présente dans des sites forestiers ou urbains pas particulièrement thermophiles tandis que P. genevensis se retrouve sur le sol de sites xérothermiques.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B79955DA16FF78FC1A84CEFC43.taxon	description	S. Indzhov, coll. MHNG, MHNG-ARTO 0029782.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B7995ADA17FF7FFBFC858BF92B.taxon	description	• 1 ♂ adulte et 1 ♂ subadulte, 500711 / 119361, Parc de la Perle du Lac, Genève (GE), 380 m, 10.11.2021, collecte à la main, sur un mur et des barrières, leg. & det. P. Loria, vérif. A. Hänggi, coll. P. Loria & NMB, NMB-ARAN- 29599. • 1 ♀ potentiellement adulte et plusieurs individus immatures, 500711 / 119361, Parc de la Perle du Lac, Genève (GE), 380 m, 10.11.2021, à vue, sur un mur et des barrières, obs. & det. P. Loria. Cette espèce originaire de Macaronésie a été introduit dans de nombreux pays. Actuellement, elle est largement répartie en Europe de l’Ouest jusqu’en Allemagne et mentionnée de Turquie et d’Iran mais également aux Etats-Unis et en Amérique du Sud (World Spider Catalog 2023). Au Royaume-Uni, elle aurait été introduite en 1879 avec des marchandises de fruits (Matysiak 2020) et est maintenant répandue dans différentes villes du nord du pays. A l’instar d’autres espèces synanthropes, Steatoda nobilis est dÉplacÉe et introduite involontairement par l’Homme. Elle vit plutôt en extérieur sur des barrières, mais en hiver, elle peut être trouvée en intérieur (Nentwig et al. 2023). Elle partage parfois son habitat avec d’autres congénères comme Steatoda bipunctata (Linnaeus, 1758) ou Steatoda triangulosa (Walckenaer, 1802). En Suisse, une première femelle adulte a été observée à Rolle en 2020 suivie de plusieurs individus à Genève. Dans ce dernier canton, un individu a d’abord été photographié en août 2021 par Bastien Guibert sur un bâtiment dans le parc de la Perle du Lac. Puis dans la même localité en novembre 2021, plusieurs individus ont été trouvés par l’auteur sur les murs et barrières autour du bâtiment du Centre Henry Dunant pour le Dialogue Humani- taire. Un mâle subadulte (Fig. 6) a été élevé jusqu’à maturité pour permettre de confirmer son identitÉ. La dÉcouverte de cette espèce en Suisse n’est pas une surprise au vu de sa répartition étendue en France et dans d’autres pays d’Europe. L’apparence de la femelle photographiée à Rolle qui semble être gravide (prête à pondre), ainsi que la présence de nombreux individus à la Perle du Lac, semblent indiquer que l’espèce s’est établie dans ces deux localités. À l’heure actuelle, il ne serait pas impossible de découvrir d’autres popula- tions dans le pays et, dans le futur, voir l’espèce s’étendre comme elle le fait en France ou en Grande-Bretagne. Afin de mieux connaître sa répartition actuelle ainsi que de mesurer sa capacité de colonisation à partir d’un point d’introduction, il serait intéressant d’effectuer des prospections en milieux urbains dans différents localités ainsi que dans les alentours des stations déjà connues. Enfin, il faudra prêter une attention particulière aux interactions entre Steatoda nobilis et les autres espèces d’araignÉes anthropophiles lors de son implantation dans ses localités afin de déterminer son impact sur la faune indigène.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
8F4587B79958DA15FF7FFBDE8538FF74.taxon	description	• 1 exuvie, Champel (GE), 31.10.2022, (https: // www. inaturalist. org / observations / 140684558, consulté le 18 janvier 2023). Cette espèce d’origine mÉditerranÉenne a ÉtÉ introduite en Autriche, en Allemagne, en Pologne (Nentwig & al. 2023) et depuis 2009, en Suisse. Les circonstances de sa première observation dans le pays semblent claires: il s’agissait d’un transport involontaire depuis le sud de la France (Hänggi & Stäubli 2012). Comme Zoropsis spinimana, cette espèce profite des transports humains pour se répandre doucement dans le reste de l’Europe. Dans son aire d’origine, O. argelasius se trouve sous les pierres, alors que là où l’espèce a ÉtÉ introduite elle est souvent observÉe la nuit sur les murs (Arachnologische Gesellschaft e. V. 2023), ce qui concorde avec l’observation nocturne de N. Petitpierre. La présente étude documente la deuxième mention de O. argelasius en Suisse: un mâle dont manquait des membres ainsi qu’une exuvie ont été trouvés en zone urbaine. Il n’est pas certain que l’espèce soit établie. En effet, la localité de Meinier est régulièrement visitée (N. Petitpierre comm. pers.) et l’unique individu observé pourrait avoir perdu ses pattes au cours d‘un voyage (Fig. 7). Il est plausible que cette espèce méditerranéenne de bonne taille (9 – 17 mm) s’installe dans le futur en Suisse, provo- quant un fort émoi, comme cela a été le cas pour Z. spinimana.	fr	Loria, Pierre (2023): Cinq premières et une deuxième mentions d’araignées pour la Suisse (Araneae). Entomo Helvetica 16: 123-136
