Eupithecia ochridata Schütze & Pinker, 1968

Deux individus de cette espèce bivoltine ont été observés à Sézenove en 1980 (21 et 27.8), et deux autres en 1984 (21 et 25.8), et distingués d’ E. innotata (Hufnagel, 167) par l’examen des génitalias (Rezbanyai-Reser & Maier 2016). Eva Maier a identifié d’après préparations microscopiques trois spécimens du canton dans les collections du MHNG. Le premier est étiqueté « 14.5.1932 / Val Allondon » et «Coll./ G. Paillard », le second « Genève / Vallon de/ l’Allondon / 27.4.46 » et « J. Romieux » et le dernier « Chancy (GE)/ 365 m. p.l. [piège lumineux]/d’août [sic] 76» . C’est une espèce essentiellement méditerranéenne, remontant dans la vallée du Rhône (Leraut 2009). Xérothermophile, elle préfère les milieux secs et steppiques, où la chenille se nourrit sur Artemisia (Asteraceae) (Robineau et al. 2007, Leraut 2009). L’espèce était déjà mentionnée sur le Plateau, en Valais, aux Grisons et dans le Sud de la Suisse (SwissLepTeam 2010). Les observations que nous rapportons indiquent que les deux générations (4–6 et 8–9) ont pu être observées sur le canton de Genève.