Lithobius (Polybothrus) Martini, H. W. Brolemann, 1896

H. W. Brolemann, 1896, Matériaux pour servir à une faune des myriapodes de France, Feuille des Jeunes Naturalistes 26 (306), pp. 115-119 : 115

publication ID

Broelemann-1896-Luthobius-Polybothrus-martini

DOI

https://doi.org/10.5281/zenodo.6292099

persistent identifier

https://treatment.plazi.org/id/B6D73F3E-EEE5-65A9-F361-A9B9143BFEB6

treatment provided by

Teodor

scientific name

Lithobius (Polybothrus) Martini
status

n. sp.

Lithobius (Polybothrus) Martini , n. sp.

Couleur fauve pâle ternie de brun, avec une ligne dorsale fine et le bord postérieur des écussons bruns, la tête orangée, les antennes, les pattes, le ventre et les, pièces buccales jaune paille. La coloration des grands écussons, c’est-à-dire le dessin en T renversé, est identique à celle du Lithobius fasciatus Newport , avec lequel notre espèce présente d’ailleurs de nombreux points de ressemblance.

Longueur du corps environ: 0m0235. - Largeur: 0m0027 au huitième écusson.

Plaque céphalique plus large que longue, arrondie; bord postérieur subéchancré, rebordé postérieurement jusqu’à mi-hauteur des côtés; surface presque rugueuse, sur laquelle on reconnaît une impression médiane longitudinale partant du milieu du front pour se perdre avant le'bord postérieur, et deux vagues fossettes en arrière de la suture frontale. Antennes, de 44 articles, très longues, atteignant le milieu du 10e écusson dorsal, mesurant environ 0m0165 à 0m017, c’est-à-dire plus des deux tiers du corps; les articles eux-mêmes longs, à pubescence longue et médiocrement serrée. Yeux se détachant vivement en noir sur le fond clair, composés de 22 ocelles en 5 rangées irrégulières, soit 1 + 5, 4, 5, 3, 4; l’ocelle isolée ovale, la première ocelle de la rangée supérieure circulaire et beaucoup plus grosse que toutes les autres.

Hanches des pattes mâchoires deux fois plus larges que longues, brillantes, avec quelques points enfoncés, clairsemés, peu marqués; bord antérieur large, doucement cintré, interrompu au milieu par une petite ancocbe, armé de 8 + 8 très petites dents. Les deux articles suivants portent chacun à leur base une couronne de 5 à 6 soies, longues et rigides, tournées vers l'intérieur; le dernier article porte, à la partie interne de sa base, une douzaine de ces soies longues et se termine par une griffe grêle, acérée, très longue, qui n’est colorée en brun noir que sur la moitié de sa longueur.

Ecussons dorsaux à peine rugueux, brillants, non ponctués; les angles postérieurs des écussons 6e et 7e étirés en pointes émoussées, ceux des écussons 9e, 11e et 413e en pointes aiguës ( Eulithobius ). Le 14e écusson est rétréci postérieurement et marqué de 3 fossettes peu distinctes près du bord postérieur.

Pattes longues et vêtues de soies longues. Pattes anales très grêles, démesurément longues, mesurant 0m018, soit les trois quarts de la longueur du corps; proportions observées: ler et 2e articles ensemble 0m00075, 3e art. 0m0025, 4e art. 0m00325, 5e art. 0m0045), 6e art. 0m0045, 7e art. 0m0025; total: 0m018.

Les ( épines des 1re, 14e et 15e paires de pattes sont disposées comme suit:

Premiere paire: 0,0,2,0,0/0,0,2,3,4;

Quatorzième paire: 1,0,3,2,2/0,1,3,3,2, griffe double;

Quinzième paire: 1,0,3,4,4/0,1,3,3,1, griffe double.

Les épines et les gritfes sont grèles et très longues, les hanches sont dépourvues d'épines latérales.

Les pores des hanches sont nombreux, en trois (ou quatre) rangées presque régulières, la rangée interne composée de cinq ou six pores plus gros que les autres.

Organes génitaux externes de la femelle armés de 2 + 2 épines; grille simple.

Le mâle m’est inconnu.

Indépendamment de sa coloration, sur laquelle j’ai déjà attiré l’attention, ce Lithobius a, comme on le voit, bien des analogies avec le L. fasciatus Newport , et je l’aurais volontiers considéré comme une variété de cette espèce, n’était-ce pour les caractères d’arthropode cavernicole qui le distingtient. Il ne me semble pas douteux que ces deux formes soient apparentées; mais si l’on considère que pour qu’une évolution, semblable à celle que l’on constate chez le L. Martini , se produise, il a dû s’écouler nécessairement un laps de temps considérable, et qu’aujourd’hui la forme modifiée a pris un caractère spécial si tranché, qu’on ne peut plus en méconnaître la provenance, on est bien en droit de la considérer comme constituant une espèce nouvelle. Le fait n’est d’ailleurs pas nouveau, car nous en retrouvons une illustration dans les descriptions qu’a données M. Silvestri de ses espèces cavernicoles de l'Italie septentrionale (Ras Ligusticce, XXII, Ann. Mus. Civ. Stor. Nat. Genova, série 2, vol. XIV (34), 1894).

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