Camponotus, Forel, 1891

Forel, A., 1891, Histoire naturelle des Hymenopteres. Deuxieme partie: Les Formicides., Histoire Physique, Naturelle et Politique de Madagascar., Paris: L'Imprimerie Nationale, pp. 1-231: 37-38

publication ID

10.5281/zenodo.9896

persistent identifier

http://treatment.plazi.org/id/947868BE-3B69-3579-B70C-DC1C62CC4AC7

treatment provided by

Donat

scientific name

Camponotus
status

n. sp.

7. CAMPONOTUS  HNS  ELLIOTI, n. sp.

[[worker]] Minor-media. Longueur 7,5 mill. Longueur d'un scape 2,3, d'un tibia postérieur 2,5 mill. Tête à peine plus large que le pronotum, mais beaucoup plus large derrière que devant, en forme de trapèze. Mandibules plutôt petites, peu courbées, armées de six dents, densément et très finement réticulées-ponctuées et subopaques, avec une abondante, assez forte et régulière ponctuation superposée. Epistome trapéziforme, rétréci derrière, élargi devant, assez convexe, caréné, muni d'un lobe antérieur rectangulaire très court; arêtes frontales assez courbées et assez divergentes. Bord postérieur de la tête droit; yeux situés presque au tiers postérieur des côtés qui ne sont convexes (faiblement) que sur leur moitié postérieure.

Pronotum élargi devant, à peu près aussi large que le bord postérieur de la tête, pourvu de deux angles antérieurs ( épaules) très marqués qui surplombent la portion antérieure des pans latéraux. Le bord antérieur est régulièrement arqué d'une épaule à l'autre et bordé; les bords laté- raux ( supérieurs) ne sont subbordés que vers l'épaule. Le pronotum ressemble beaucoup à celui du C. fulvopilosus  HNS  , mais les épaules sont moins bordées.

Thorax assez fortement voûté d'avant en arrière, très rétréci derrière. La face basale du métanotum, encore large devant, n'est plus qu'une courbe très étroite (non pas un angle tectiforme, car la courbe est trop obtuse) au point où elle passe à la face déclive. Cette dernière est très déclive, en triangle très allongé et subbordé sur les côtés. Vue de profil, elle passe insensiblement à la face basale par la courbe longitudinale du dos.

Ecaille plutôt basse, assez large, d'épaisseur médiocre, faiblement tranchante à son bord supérieur qui forme une courbe arrondie. Abdomen avec une face antérieure presque verticale (un peu plus que chez le C. fulvopilosus  HNS  ). Scapes étroits et en outre aplatis ( très minces). Les tibias sont assez fortement comprimés (aplatis en un sens), mais sans être prismatiques ni canaliculés (un peu subcanaliculés). Ils n'ont que quatre ou cinq piquants en bas. Cependant une rangée diluée de poils couchés un peu plus épais et un peu plus soulevés se trouve à leur bord interne.

Tout le corps (y compris l'aire frontale, la face déclive du métanotum, les scapes et les pattes) entièrement, très finement et très densément réticulé-ponctué et mat. Sur l'écaillé et la face antérieure de l'abdomen seulement, les réticulations passent en partie à des rides transversales très serrées.

Une pubescence d'un jaune blanchâtre, très courte, très diluée, peu fine, éparse un peu partout, surtout sur les tibias et sur les scapes. Une pilosité hérissée assez courte, sétiforme, mais encore pointue, d'un blanc jaunâtre, est inégalement répartie sur le corps. Sur l'abdomen, elle est d'abondance médiocre; une rangée régulière se trouve autour de l'écaillé et une autre autour de la face basale du métanotum. Ailleurs elle est très éparse, nulle sur les tibias et sur les scapes. Sur le dos de l'abdomen se trouve en outre une toison entièrement couchée, composée de poils assez longs, pointus, disposés en séries de faisceaux longitudinaux parallèles qui laissent un intervalle à sculpture visible entre chacun d'eux, tant de chaque côté que devant et derrière (les faisceaux sont interrompus aussi dans le sens longitudinal). Les poils de chaque faisceau convergent de la base à l'extrémité où ils se touchent tous. Au premier abord, on croirait que la toison a été mouillée; mais cette structure me paraît trop régu- lière pour s'expliquer ainsi. La toison est d'un jaune orangé un peu brunatre, çà et là un peu dorée.

Entièrement noir avec le bord terminal des mandibules et la moitié basale des scapes d'un rouge foncé, brunâtre. Extrémité des tarses et des segments abdominaux un peu roussie.

Madagascar, récolté par M. Elliot (Collection de Saussure). Je n'ai vu qu'une [[worker]] que j'ai dédiée à M. Elliot selon le désir de M. de Saussure.

Cette espèce tient un peu]e milieu entre les C. fulvopilosus, De Geer  HNS  , et C. Berthoudi  HNS  , Forel, tous deux du Sud de l'Afrique. Son épistome trapé- et sa toison le distinguent assez de cette dernière espèce dont il est à part cela très rapproché. Sa taille bien plus petite, son écaille bien plus mince, les poils bien plus fins et pointus (non sétiformes) de sa toison, sa tête nullement comprimée sur les côtés ([[worker]] minor), ses tibias, ses petites mandibules, le distinguent du reste assez de cette espèce. Sa forme bien plus élancée, ses épaules et son métanotum le distinguent du C. Darwinii  HNS  , Forel.