Camponotus rubripes subsp. alii, Forel, A., 1890

Forel, A., 1890, Fourmis de Tunisie et de l'Algérie orientale., Annales de la Societe Entomologique de Belgique, Comptes-rendus des Seances 34, pp. 61-76: 61-63

publication ID

3926

persistent identifier

http://treatment.plazi.org/id/1D3C2484-4D97-723A-AD02-F3929E2B2FE8

treatment provided by

Christiana

scientific name

Camponotus rubripes subsp. alii
status

n. st.

r. C. Alii  HNS  n. st.

[[worker]] major.L. 9 à 9,5 mill.Longueur de la tête (sans les mandibules) 2,8 mill., largeur 2,7. Longueur d'un scape 2,1, d'un tibia postérieur 2,4 mill. - Mandibules fortes, épaisses, armées de 7 dents, à ponctuation plus faible et plus espacée que chez le C. aethiops  HNS  . Épistome convexe, faiblement subcaréné, pourvu d'un lobe antérieur beaucoup plus long que celui du C. aethiops  HNS  , aussi long, mais plus étroit que celui du C. sylvaticus  HNS  . Aire frontale grande, indistincte. Stature très robuste, tête grosse et large, faiblement échancrée derrière où elle est le plus large. Thorax robuste, court, fortement et également voûté d'avant en arrière (faiblement chez le C. pallens  HNS  ). La face déclive du métanotum est assez marquée, la face basale plus convexe que chez le C. aethiops  HNS  . Le métanotum est à peu près de la même élévation que chez aethiops  HNS  , plus élevé que chez le pallens  HNS  , plus bas que chez l' Atlantis  HNS  . Écaille épaisse (comme chez le pallens  HNS  , mais plus haute), convexe devant, presque plane derrière, à bord supérieur obtus. Abdomen assez gros. Tibias presque cylindriques ( à peine un peu comprimés), munis seulement à leur extrémité inférieure de quelques petits piquants (comme chez l' Oertzeni  HNS  et le pallens  HNS  ).

Luisant partout, aussi sur le devant de la tête (la tête et le thorax un peu moins luisants que l'abdomen). Tête très finement et faiblement réticulée avec une ponctuation superposée espacée, régulière, très distincte partout, mais assez fine. Pas de grosses fossettes devant la tête (sauf 4 sur l'épistome). Thorax et abdomen très finement chagrinés avec une ponctuation superposée très fine et très faible. Cinq ou six fossettes piligères sur le thorax.

Pubescence extrêmement espacée, fine et courte, jaunâtre, un peu plus abondante, mais tout à fait adjacente sur les scapes et les tibias. Pilosité dressée, jaunâtre, extrêmement éparse, nulle ou peu s'en faut sur les joues.

D'un rouge sanguin tantôt plus jaunâtre, tantôt plus foncé (un peu brunâtre) avec les mandibules et l'écaillé brunâtres, l'abdomen d'un noir un peu brunâtre et le bord postérieur des segments abdominaux d'un jaune doré.

[[worker]] minor. L. 5,5 à 7 mill. Extrêmement semblable à la [[worker]] minor du C. aethiops  HNS  , dont on ne peut la distinguer à première vue ni par la taille, ni par la forme, ni par la couleur, ni par l'éclat. Elle s'en distingue cependant par sa tête plus courte, par son écaille bien plus épaisse et plus basse, par l'absence de petits piquants au bord interne des tibias, et surtout par sa pilosité et sa pubescence identiques à celles de la [[worker]] major. Sculpture comme chez la [[worker]] major, mais plutôt réticulée-ridée sur la tête; ponctuation superposée très effacée et difficile à voir. Épistome très distinctement caréné à l'inverse de la [[worker]] major.

Entièrement d'un noir luisant avec les pattes et les scapes bruns, les mandibules, les articulations et les tarses d'un brun rougeâtre.

Entre la [[worker]] major et la [[worker]] minor se trouvent quelques [[worker]] media assez peu abondantes dont la tête et le thorax passent petit à petit du brun rougeâtre au brun et au noir.

Cette belle race se distingue de toutes les autres par sa stature courte, robuste, et par la couleur rouge des [[worker]] major, tandis que lés [[worker]] minor sont noires. Elle ressemble énormément en grand à la var. Jaliensis  HNS  du C. Oertzeni  HNS  Forel, mais s'en distingue par le grand lobe de sou épistome, l'absence totale de poils aux joues et par sa [[worker]] minor noire à épistome caréné. Sa sculpture, sa pilosité, ses tibias et son écaille la rattachent d'autre part au C. pallens  HNS  , mais ce dernier est plus grêle, a le thorax bas et peu voûté et une toute autre couleur ([[worker]] minor et major testacées-pâles).

Forêts de pins du Djebel Ozmor près Tébessa de 1100 à 1300 mètres, sous les pierres, entre les rochers. Nids cachés.

Je dédie cette race à mon fidèle et zélé compagnon de voyage, Ali ben Belkassem de Douirat qui l'a découverte le premier.