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2B6C87FFEE70ED180BC0FAE7FBDC114E.taxon	description	En Suisse, seul O. fontisbellaquaei était considéré comme indigène (Allenspach & Wittmer 1979, Chittaro et al. 2021). O. victoris n’était quant à lui connu que de France (principalement des Alpes Maritimes et de Haute-Provence), de Croatie (une seule station connue) (Pedersoli & Fanti 2019) et d’Italie. Dans ce dernier pays, plusieurs stations ont été mises en évidence au cours des dernières années grâce à des recherches ciblées, dont une au « Mt Rosa, Macugnaga », non loin de la frontière Suisse (Bocák & Brlik 2008). Dès lors, l’espèce pouvait raisonnablement être attendue dans notre pays. La présence de cette espèce en Suisse a pu être effectivement confirmée en 2021: un mâle a été capturé dans la région du Simplon, en fauchant la végétation basse d’une pelouse très fleurie de l’étage alpin, à plus de 2000 m d’altitude (Fig. 1 b).	fr	Sanchez, Andreas, Chittaro, Yannick (2022): Omalisus victoris Mulsant, 1852, Pseudanostirus globicollis (Germar, 1843) (Elateridae) et Phytobaenus amabilis R. F. Sahlberg, 1834 (Aderidae), trois Coléoptères nouveaux ou confirmés pour la Suisse. Entomo Helvetica 15: 99-107
2B6C87FFEE75ED190BC7FE9BFC1E11F6.taxon	description	Le spécimen de 2019 a été capturé à l’aide d’un piège d’interception placé dans une petite surface forestière largement dominée par le Pin sylvestre (Pinus sylvestris) (Fig. 1 d), mais présentant également quelques arbres isolés appartenant à d’autres essences (chênes (Quercus sp.), peupliers trembles (Populus tremula) et bouleaux (Betula sp.) notamment). L’espèce est largement distribuée en Europe, de la Suisse jusqu’en Russie, mais est considérée comme rare, voire très rare, et n’a généralement été trouvée qu’en spécimens isolés (Saalas 1923). Elle est également très rare dans les pays voisins. En Allemagne, elle n’est connue que de Brandenburg, de Sachsen-Anhalt, de Sachsen et de Thüringen, et les dernières données proviennent de Bodetal où elle y a été trouvée régulièrement (Rudolph 1982). Depuis ces dernières mentions, elle n’a plus été trouvée dans le pays. En Autriche, où l’espèce est considérée comme hautement menacée dans la Liste rouge (Jäch 1994), Franz (1974) indiquait uniquement trois localités avant que Mitter (2015) ne rajoute une nouvelle station en 2013. Elle n’a pour l’heure encore ja- mais été signalée de France (Leseigneur 1972, 2014), ni d’Italie (Platia 1994). De manière générale, l’écologie de l’espèce est très largement méconnue. Néanmoins, plusieurs études menées principalement dans les pays de l’est de l’Europe, où elle est un peu plus répandue, semblent indiquer que P. globicollis serait une espèce saproxylique, tout du moins facultative (Burakowski et al. 1987, Koch 1989, Buchholz & Burakowski 1992, Laibner 2000). Kovac & Németh (2009) ont ainsi trouvé en Hon- grie plusieurs adultes et une larve dans une hêtraie située entre 600 et 700 m d’altitude. Deux imagos morts ont été découverts dans une cavité basse (en contact avec le sol) d’un érable champêtre (Acer campestris). Quant à la larve, elle a été trouvée dans cette même cavité, à une profondeur d’environ 5 cm dans un substrat humide. D’autres imagos vivants ont également été trouvés sous l’écorce d’un tronc de hêtre (Fagus sylvatica) ou se déplaçaient dans la végétation, à proximité directe du précédent érable. Les auteurs supposent que cette dernière essence pourrait constituer une plante-hôte pour P. globicollis. Selon Támas Németh (comm. pers.), l’espèce est saproxylique et son écologie devrait être semblable à celle d’autres Elateridae, tels Hypoganus inunctus (Lacordaire, 1835) ou Porthmidius austriacus (Schrank, 1781), et serait étroitement liée aux cavités, à l’image de Limoniscus violaceus, Megapenthes lugens (W. Redtenbacher, 1842) ou Crepidophorus mutilatus (Rosenhauer, 1847). Certains auteurs la considèrent même comme une espèce relique de forêts primaires (Gutowski et al. 2006).	fr	Sanchez, Andreas, Chittaro, Yannick (2022): Omalisus victoris Mulsant, 1852, Pseudanostirus globicollis (Germar, 1843) (Elateridae) et Phytobaenus amabilis R. F. Sahlberg, 1834 (Aderidae), trois Coléoptères nouveaux ou confirmés pour la Suisse. Entomo Helvetica 15: 99-107
2B6C87FFEE74ED1A0BC0FE13FC8F1340.taxon	description	Un spécimen de cette espèce a été récolté en 2021 au Tessin (Monteceneri), en battant des branches d’arbres et de buissons situés en lisière d’un pâturage boisé. L’in- dividu se trouvait vraisemblablement sur un noisetier (Corylus avellana) ou un ÉpicÉa (Picea abies), mais de nombreux vieux bouleaux et des genêts à balais (Cytisus scoparius) étaient également présents en abondance dans la zone échantillonnée, ainsi que quelques petits chênes et saules (Salix sp.).	fr	Sanchez, Andreas, Chittaro, Yannick (2022): Omalisus victoris Mulsant, 1852, Pseudanostirus globicollis (Germar, 1843) (Elateridae) et Phytobaenus amabilis R. F. Sahlberg, 1834 (Aderidae), trois Coléoptères nouveaux ou confirmés pour la Suisse. Entomo Helvetica 15: 99-107
2B6C87FFEE74ED1A0BC0FE13FC8F1340.taxon	description	Bien que signalée de nombreux pays, l’espèce n’est que très rarement trouvée et généralement en individus isolés, tout du moins en Europe centrale (Jałoszyński et al. 2013). Comme pour la majorité des Aderidae (Gompel & Barrau 2002, Gompel 2014), sa biologie est encore très mal connue (Jaloszynski et al. 2013) et le faible nombre d’observations, souvent obtenues au battage d’arbres et de buissons en lisière forestière (Jałoszyński et al. 2013, Nicolas 1976, Bordy & Doguet 2005), ou au moyen de pièges d’interception et parfois de pièges lumineux, ne fournissent que peu d’informa- tions sur son écologie. Quelques éléments sont toutefois fournis dans le nord de l’Europe, où elle semble être liée aux peupliers et aux tilleuls (Tilia spp.). En Finlande, de nombreux individus ont été trouvés sur un peuplier mort pourri sur pied ainsi que sur un bouleau carié (Laugsand & Staverløkk 2020) et les auteurs indiquent que la larve pourrait être liée à la carie blanche. Bordy & Doguet (2005) synthétisent les rares informations écologiques disponibles pour la France et indiquent plusieurs essences sur lesquelles l’espèce a été obtenue au battage. Ils mentionnent notamment le chêne, le saule, le lierre (Hedera helix), le frêne (Fraxinus excelsior), le noisetier, l’aubÉpine (Crataegus spp.) et le charme (Carpinus betulus), souvent à proximité de zones hu- mides (H. Bouyon comm. pers.). Bouget et al. (2019) la mentionnent du bois mort carié de grande dimension de tilleul et de chêne. Comme indiqué par Laugsand & Staverløkk (2020) dans le nord de l’Europe, il semble cependant que l’espèce de champignon coloni- sant le bois, ainsi que d’autres facteurs abiotiques et biotiques, soient plus déterminants pour expliquer la prÉsence de P. amabilis que l’essence de l’arbre. L’espèce figure sur la liste allemande des espèces saproxyliques reliques de forêts primaires (Müller et al. 2005). Sa phénologie est également peu connue. En Pologne, Burakowski et al. (1987) indiquent des captures du printemps à l’été, alors que plus récemment Jaloszynski et al. (2013) signalent une majorité de captures en été, mais également en automne (jusqu’à fin octobre) dans ce même pays. En France, Bordy & Doguet (2005) indiquent des captures réparties de juin à septembre, celles d’un site suivi en Franche-Comté étant en revanche réparties de début août à fin septembre. Nicolas (1976) indiquait également plusieurs captures en fin d’été en France et laissait supposer une apparition tardive. Bordy & Doguet (2005) supposent que cette espèce hiverne à l’état adulte et que les accouplements et la reproduction ont lieu au printemps.	fr	Sanchez, Andreas, Chittaro, Yannick (2022): Omalisus victoris Mulsant, 1852, Pseudanostirus globicollis (Germar, 1843) (Elateridae) et Phytobaenus amabilis R. F. Sahlberg, 1834 (Aderidae), trois Coléoptères nouveaux ou confirmés pour la Suisse. Entomo Helvetica 15: 99-107
